Historique

Hade Kallmeyer

(1881-1976)

Hade Kallmeyer est l’une des dernières praticiennes formées par Genevieve Stebbins et elle a suivi le double cursus Arts d’expression/Gymnastique. Mais de retour en Allemagne, elle n’enseigne que «l’Harmonische Gymnastik» dans des cours tout public.

Son travail s’ancre dans les lois théoriques de la gestuelle telles que Delsarte les a décrites et telles que Stebbins les a transmises : loi de succession (quand le mouvement se propage d’une articulation à l’autre avec fluidité) ; loi d’opposition (quand la posture s’organise et s’équilibre grâce à un jeu de compensations harmonieuses, comme dans la statuaire grecque) etc…

Et, comme Stebbins, elle accorde une place centrale à la respiration. Elle évoque la dimension subtile de la respiration, sa valeur de principe vital, en faisant référence au prana hindouiste.

L’aspect thérapeutique du travail s’affirme avec elle. Les médecins lui envoient des patients qu’elle reçoit en séances individuelles, notamment des enfants présentant des troubles posturaux et des femmes souffrant de problèmes gynécologiques.

Elle forme plusieurs professeures particulièrement créatives qui, portées par l’effervescence culturelle de ce début de 20ème siècle allemand, vont marquer de leur empreinte la « culture du corps » alors émergente. Parmi elles, la berlinoise Elsa Gindler, qui est considérée aujourd’hui comme l’une des fondatrices de l’éducation somatique…

“Le mouvement naît de la respiration. La respiration doit accompagner le mouvement, l’animer et l’irriguer”.
Hade Kallmeyer

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