Historique

Genevieve Stebbins

(1867- v. 1937)

Geneviève Stebbins enseigne la pantomime et l’art vocal selon Delsarte et MacKaye, mais, parallèlement, elle met en forme un travail spécifiquement corporel qui n’a plus pour but l’expression artistique. S’intéressant à la philosophie orientale, et particulièrement à l’hindouisme, elle donne à la respiration et au Souffle, une place essentielle.

Elle associe à son enseignement delsartien des exercices inspirés du yoga (qui à l’époque, ne se pratique pas encore en Occident). Et elle a recours à l’imagerie mentale et l’intention pour affiner, prolonger les mouvements, et leur donner sens.

Elle se passionne aussi pour les dernières recherches dans le domaine de la médecine et s’initie à la gymnastique médicale de Ling (l’ancêtre de la « gymnastique suédoise »). Elle développe le travail au sol et emploie des accessoires (quilles, haltères…). Elle donne à ses élèves, principalement des femmes, des informations anatomiques et médicales.

Elle élabore ainsi une pratique de santé, éducative et préventive, qu’elle relie aux gestes de tous les jours, à l’usage du corps au quotidien.

Elle fait connaître la méthode Delsarte/Stebbins en écrivant plusieurs ouvrages diffusés dans le monde entier. C’est ainsi qu’une jeune allemande, Hade Kallmeyer, franchit l’Atlantique pour se former auprès d’elle…

Une méthode complète pour le développement du corps, de l’esprit et de l’âme ;
une méthode d’entraînement
qui amènera cette grande trinité
du microcosme humain
vers un unisson continu et interagissant
de sorte que rien ne soit inutile,
que rien ne soit irréfléchi,
et en conséquence,
que rien de vital ne soit gaspillé.”

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