Historique

 

Alice Aginski

(1906-2000)

Alice Aginski n’a que 12 ans quand elle découvre le travail
de Gindler en pratiquant avec deux de ses élèves, Elfriede Hengstenberg et Sophie Ludwig.
Vers l’âge de 18 ans, elle devient l’élève d’Elsa Gindler : « Jamais je n’avais imaginé une telle rencontre avec moi-même à travers des sensations corporelles. » dira-t-elle. Parallèlement, elle se forme auprès de Gertrud Von Hollander, qui fut, comme Gindler, élève de Hade Kallmeyer.
Elle commence à enseigner en 1928, à 22 ans.

L’avènement du nazisme l’oblige à quitter son pays ; elle se rend à Paris, puis à Budapest, puis à Vienne, villes dans lesquelles elle s’efforce d’enseigner, malgré le contexte difficile. Elle s’établit finalement en France, où elle construit véritablement son activité après la guerre. A 46 ans, en 1952, elle s’inscrit à l’Ecole Française d’Orthopédie et de Massages dirigée par Boris Dolto et devient kinésithérapeute.

Comme Gindler, elle place au cœur de son travail, la détente, la respiration, et leur interdépendance : la détente, comme préalable incontournable sans lequel rien ne peut advenir ; cet état neutre et régénérant, de disponibilité à l’action, qui permet d’être « sensible au fonctionnement de l’organisme » et vers lequel on doit pouvoir revenir à loisir.

Elle se réfère souvent à l’enfance, considérant que ce travail offre le moyen de s’affranchir des contraintes, de se dépouiller des habitudes corporelles et des inhibitions que l’éducation a imposées peu à peu à notre corps et à notre esprit, pour revenir à un comportement plus sensible et plus instinctif. Fidèle aux expérimentations de Gindler, elle donne à ses cours une tonalité ludique et joyeuse en mettant en place des situations où les élèves revisitent en pleine conscience les apprentissages moteurs et sensoriels de l’enfance.

Ce qui sous-tend sa pratique est la conviction que, par le truchement du corps, l’individu peut revenir au plus près de ce qu’il est vraiment, et qu’alors une nouvelle façon d’envisager le monde s’ouvre à lui et, avec elle, la perspective d’une meilleure compréhension entre les êtres.

“Jamais je n’avais imaginé
une telle rencontre avec moi-même
à travers des sensations corporelles”
Alice Aginski

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